mercredi 13 juillet 2011

Une journée de Thérèse Navarian au festival de Mioussac



7h00 : dur réveil pour Thérèse. Couchée à 1h00 avec dans le buffet 5 rosés-pamplemousse, 1 Martini rouge, 2 scotchs, 7 flûtes de champagne au bar du festival, une mignonnette avant de dormir. C'est bien ce qu'il fallait pour digérer les horreurs vues dans la journée.
8h00 : petit-déjeuner au bar de l'hôtel. Le Chef du Pays à la télé approuve l'initiative d'un référendum sur la peine de mort. Petite revue de presse. Dans Le Pays, article élogieux de Frankie Lunard sur le spectacle de Constantin Glandier. Une coproduction du Transit, on est content.
8h32 : faire vite. Table ronde dans le bus du District à 9h00. La pluie, encore.
8h55 : place de l'Horloge de Mioussac. Le bus va partir. Salutations à Jean-Baptiste Pourcin et Omar Taffouz de l'Adicrame, Sylvaine Crochan de la Frane, Bogdan Zubric de la DCD, Olivier Stimer du Carrefour des Utilités, Philippe Garage du Comité d'Attribution des Labels, ainsi qu'à Jean-Claude Velu du Frigidaire.
9h25 : Thérèse s'assoupit déjà sur "Démocratisation culturelle : échecs, gabegies et perspectives" animé par Bogdan Zubric. Les roulis du bus font des dégâts auprès des participants.
10h10 : le bus est caillassé au niveau du quartier des Angelures.
10h25 : le bus s'arrête pour récupérer Constantin Glandier, place des Régents de la République.
10h30 : allocution de Thérèse et Constantin Glandier : "Coproductions et libertés". Un participant interroge Constantin sur la nécessité d'utiliser 10 hectolitres de soda dans sa dernière création.
11h00 : Thérèse s'enfuit avec Constantin Glandier, laissant les participants débattre "des procédures d'évaluations et techniques de management en secteur non-concurrentiel". La pluie s'est arrêtée.
11h25 : Au Café 1900, Thérèse se fait alpaguer par un jeune metteur en scène inconnu. Elle lui signifie qu'elle n'a pas le temps et baisse la tête sur son texto.
12h00 : Repas aux Ducs de Mioussac en compagnie de Spirou Fantasio, le directeur du Théâtre Capital et de l'acteur de cinéma Gilbert Dieu. Il est question d'un grand projet de one man show de Gilbert Dieu ; un retour triomphal sur la scène, après 25 ans d'absence sur les planches ; ça doit se faire au Transit. Thérèse est ravie. Deux bouteilles de rosé, une poire.
12h50 : il faut filer au gymnase du Lycée Sainte Ordure où se joue la dernière création de Berthe Mulhouse.
13h10 : le spectacle commence. Un drone sonore emplit la salle non climatisée. Des rideaux de pluie tombent des cintres dans une lumière blafarde. "Ah non, pas la pluie, pas encore !" pense Thérèse, et elle s'endort.
14h15 : Les applaudissements réveillent Thérèse qui sursaute. A la sortie, elle va féliciter Berthe Mulhouse. Michel Coiffé, le directeur de La Caisse, arrive à convaincre Thérèse de prendre ce spectacle qu'il coproduit, en échange de quoi il s'engage à programmer la dernière création de Aki Paalniken, l'artiste associé du Transit. Tope la !
14h45 : une heure à tuer avant l'émission de radio. Thérèse retourne au Café 1900. Elle aperçoit Jean-Toussaint Blanville à la terrasse, elle change vite de direction.
15h45 : Thérèse a eu un trou d'une heure.
16h00 : émission de radio, sur Radio Pays. Interview de Constantin Glandier, star du festival cette année. Thérèse apporte son soutien. Un fou furieux déboule sur le plateau, s'empare du micro et hurle des insultes sur Constantin Glandier, tétanisé, où il est question d'impostures artistiques, de gabegies financières et de soda. La sécurité intervient pour évacuer l'importun.
17h00 : Thérèse est épuisée. Elle retourne à l'hôtel et s'endort.
19h00 : Jean-Maurice Vatout attend Thérèse dans la salle. Le spectacle commence.
20H30 : Thérèse retrouve Jean-Maurice Vatout au Musée des horreurs, le café-restaurant près de la cour d'honneur du Palais des Régents. "Tu as loupé quelque chose, c'était sublime" lui dit Jean-Maurice. Thérèse regarde la salle. Ils étaient quasiment tous là. Les professionnels. "Cherchons une place" répondit Thérèse. Ils finirent par trouver un espace au comptoir, près de Marie-Odile Dorifor.
22h00 : encore un spectacle. Le dernier. Les étoiles commencent à briller au dessus de la cour d'honneur. Deux hommes entrent sur la scène, le silence se fait.
1h00 : Thérèse s'est couchée. Elle regarde l'écran de télé depuis son lit ; un homme avec un sac sur la tête, entravé, est entouré d'autres hommes en armes. Elle éteint.

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